Recherche Hospitalo-Universitaire en santé

 

Lancé dans le cadre du Programme d'Investissements d'Avenir (PIA) et opéré par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR), l'appel à projets "Recherche Hospitalo-Universitaire en santé" (RHU) soutient des projets de recherche innovants et de grande ampleur dans le domaine de la santé. S'appuyant initilement sur le réseau structuré des Départements Hospitalo-Universitaires (DHU) et des Fédérations Hospitalo-Universitaires, le programme RHU finance en particulier des projets de recherche translationnelle associant secteurs académique, hospitalier et entreprises. L'action est dotée de 200 millions d'euros et prévoit plusieurs appels à projets successifs.

Le RHU BIO-ART LUNG 2020 porté par le DHU TORINO est un des quatre projets retenus par le jury international de la première vague des RHU en 2015.

Deux projets issus des DHU TORINO et HEPATINOV figurent parmi les dix lauréats de la deuxième vague (2016).

Le RHU MyProbe est l'un des dix lauréats de la troisième vague qui ne demandait plus à ce que les projets soient adossés à des DHU (2017).

 

BIOART-LUNG 2020

Le projet BIOART-LUNG 2020 (5 M€) a pour objectif d'apporter une réponse thérapeutique innovante dans la prise en charge de l'insuffisance respiratoire terminale (dysfonctionnement du ventricule droit dû à la résistance opposée par une hypertension pulmonaire), pour laquelle la transplantation pulmonaire est aujourd'hui la seule solution disponible. Il propose de développer en 5 ans un dispositif médical implantable utilisant une source d'énergie portable favorisant l'autonomie des patients.

Animé par Olaf Mercier et les membres du DHU TORINO, BIOART-LUNG 2020 fédère des équipes sous co-tutelles de l'Université Paris-Sud, de l'Inserm, du CEA, du CNRS et de l'hôpital Marie Lannelongue, ainsi que trois industriels.

 

Innovations pour l'ingénierie tissulaire du foie (iLite)

Le projet iLITE (8,5 M€) poursuit l'objectif de production de mini-organes hépatiques (foie bioartificiel, foie sur puce, foie transplantable). La technique proposée repose sur l’assemblage de briques élémentaires -mini-organes (organoïdes) hépatiques, réseaux vasculaires et réseaux biliaires- construits séparément et intégrés au sein d’une armature (scaffold) support. L’étape d’intégration doit aboutir à un organe fonctionnel vascularisé et équipé d’un canal biliaire permettant de le transplanter. Les étapes de la construction des différentes briques et leur intégration sera guidée par une modélisation in silico.

Le consortium multidisciplinaire, piloté par Jean-Charles Duclos-Vallée et le DHU Hepatinov, fédère des équipes de laboratoires sous co-tutelles de l'Université Paris-Sud, de l’association CellSpace(ii), du CEA, de l'Inserm, du CNRS, de l'INRIA, ainsi que quatre entreprises.

 

Cancers bronchiques et interactions avec le microbiote pour l’efficacité de l’immunothérapie en situation réfractaire (LUng cancer and  Microbiota Interactions for  Immunotherapy  Efficacy in REfractory patients : LUMIERE)

Alors que le cancer bronchique cause près de 30 000 décès par an en France, le projet LUMIERE (9 M€) vise à développer de nouveaux outils prédictifs de la réponse à certains traitements anticancéreux (immunomodulation) selon le profil de la flore intestinale des patients. En parallèle il s’agira de développer de nouvelles solutions thérapeutiques et des « bioactifs » afin de surmonter les résistances primaires aux traitements immunomodulateurs (ICB). Les retombées économiques estimées vont bien au-delà d’applications pour le seul cancer bronchique, atteignant tout type de cancer traité par ICB.

Rassemblant des experts académiques en oncologie, immunologie, microbiologie, métagénomique, culturomique, une société innovante de biotechnologies et deux leaders mondiaux de l’industrie pharmaceutique, les travaux du consortium sont en rupture avec les pratiques cliniques actuelles. Le projet, porté par Laurence Zitvogel et le DHU TORINO (Institut Gustave Roussy, AP-HP, Université Paris-Sud, Inserm), se déroulera sur 60 mois.

 

MyProbe

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes avec 1,7 million de nouveaux cas par an dans les pays occidentaux. Si la plupart des cas (plus de 95%) sont diagnostiqués au stade précoce, près de 10 à 15% de ces patientes présenteront une rechute métastatique qui leur imposera de recourir à de nouveaux traitements lourds. L'objectif du projet MyProbe (9,3M€) est de développer des classificateurs moléculaires pour identifier les patientes présentant un risque élevé de rechute après un traitement conventionnel contre le cancer du sein. Pour y parvenir, les chercheurs vont développer et valider trois types de tests moléculaires à visée pronostique.

Le consortium MyProbe est piloté par Fabrice André. Il rassemble six équipes de recherche translationnelles issues de trois centres universitaires leaders dans le domaine de la cancérologie (Gustave Roussy, Institut Curie et Centre Léon Bérard), le groupe français de coopération contre le cancer du sein (Fédération UNICANCER) et tois entreprises novatrices spécialisées dans le domaine des biomarqueurs.